Étancheur à Chasseneuil-du-Poitou : réfection d'étanchéité

Toiture-terrasse avec rouleaux de membrane bitumineuse en attente de pose

Chasseneuil-du-Poitou compte environ 4 700 habitants et fait partie de Grand Poitiers, à une dizaine de kilomètres au nord de Poitiers. Le bâti y mêle maisons de bourg, pavillons et bâtiments d’activité, avec un quartier Futuroscope, et une toiture-terrasse y est banale : garage, extension, annexe, terrasse de maison. Onze établissements d’étanchéité sont immatriculés dans un rayon de 20 km, dont deux sur la commune même, à 1,1 km et 2,4 km du centre. Cette page traite un cas précis, celui de la réfection, c’est-à-dire d’une étanchéité qui existe déjà et qui laisse passer l’eau.

Réfection : le chantier a ses propres règles

Refaire l’étanchéité d’une toiture-terrasse existante ne relève pas du même texte que la pose sur un ouvrage neuf. Le NF DTU 43.5, « Réfection des ouvrages d’étanchéité des toitures-terrasses ou inclinées », dans sa version de novembre 2002, donne les prescriptions de réalisation des nouveaux ouvrages dans le cadre d’une réfection. Il vise les toitures inaccessibles, accessibles aux piétons et aux véhicules, les toitures-jardins et les toitures techniques, en climat de plaine, autrement dit à une altitude inférieure ou égale à 900 m, ce qui couvre la Vienne.

Deux obligations en découlent, et elles changent la façon de commander les travaux. Une étude préalable de stabilité de l’ossature et des éléments porteurs doit être réalisée, et c’est au maître d’ouvrage, donc au propriétaire, de la commander. Ensuite, une étude des ouvrages d’étanchéité existants doit être conduite par un entrepreneur spécialiste, par sondages : pente de la toiture, revêtement d’étanchéité, isolation thermique et son pare-vapeur, éléments porteurs, ouvrages annexes. Autrement dit, on n’ajoute pas une membrane sur l’ancienne sans avoir ouvert le complexe quelque part.

Le même texte encadre ce qui peut être conservé. L’ancien revêtement peut rester en place s’il est sain et compatible avec le nouveau système, mais pas s’il présente des cloques, des fissures, des plissures ou une décomposition. Les protections lourdes sont, de manière générale, systématiquement déposées, et l’isolation inversée existante l’est aussi. Comptez les réfections déjà rapportées : sur un élément porteur en béton ou en maçonnerie, deux réfections rapportées successives sont admises, la troisième impose de retirer tout ce qui se trouve au-dessus de l’élément porteur. Sur tôles d’acier nervurées, bois, béton cellulaire ou hourdis céramique, le retrait est déjà imposé à la deuxième.

Ce qui met sur la piste d’une terrasse qui fuit

L’Agence Qualité Construction le rappelle dans sa fiche pathologie consacrée aux relevés : la plupart des sinistres qui touchent l’étanchéité des toitures-terrasses ont pour origine les points singuliers, et d’abord les relevés. L’infiltration se produit rarement au milieu du champ de la membrane. C’est en pied de mur, autour des émergences et des traversées, et sur les relevés que l’eau trouve son chemin.

Les signes visibles à l’intérieur apparaissent souvent avec du retard : une tache au plafond de la pièce située sous la terrasse, une auréole qui s’agrandit après une pluie, une odeur d’humidité. Ils ne disent pas où l’eau entre, seulement qu’elle entre. La recherche se fait donc sur la toiture, et elle commence par ce qui se voit : une zone où l’eau stagne, un relevé décollé, de la végétation installée dans les joints, un becquet descellé, un pli marqué dans la membrane, des graviers qui s’accumulent contre l’évacuation.

Un point compte plus que les autres : une membrane peut être intacte en surface et posée sur un support humide. Le support humide provoque un décollement par pression de vapeur d’eau, et l’Agence Qualité Construction range aussi dans les causes de décollement le défaut de soudure du revêtement, l’aspect glacé du support et l’imprégnation insuffisante. C’est la raison pour laquelle un sondage, c’est-à-dire l’ouverture de quelques dizaines de centimètres carrés du complexe, précède tout devis sérieux de réfection. Il dit si l’isolant et le pare-vapeur ont pris l’eau, et si le support doit être repris avant la pose d’un nouveau revêtement.

L’ordre des couches d’un complexe d’étanchéité

Depuis le support vers le dessus, un complexe de toiture-terrasse se lit toujours dans le même ordre : l’élément porteur, en maçonnerie conforme au DTU 20.12 dans le cas visé par le DTU 43.1, une forme de pente lorsque la pente n’est pas intégrée au support, un pare-vapeur, l’isolant thermique, le revêtement d’étanchéité, puis la protection et, dans certains cas, une couche d’indépendance entre le revêtement et cette protection. Le DTU 43.1 est explicite sur un point : dès qu’un isolant est placé sous le revêtement d’étanchéité, un dispositif pare-vapeur doit être prévu au moment de la conception, et sa constitution dépend de l’hygrométrie et du chauffage des locaux.

Dans un projet de réfection, ce sont les couches du dessous qui décident. Le dossier de consultation doit fixer la résistance thermique de la toiture à obtenir, et lorsque l’isolant est remplacé, il doit l’être par une couche d’égale résistance au minimum. Une réfection est donc le moment de regarder l’isolation, pas seulement la membrane.

La mise en œuvre suppose ensuite des conditions que l’entreprise ne peut pas contourner : le gros œuvre doit être achevé, y compris les ouvrages particuliers, les surfaces doivent être propres et sèches, et le support doit avoir été finalisé depuis 8 jours à 3 semaines selon la saison, à une température supérieure à +2 °C. Cette dernière condition explique pourquoi une réfection d’étanchéité se cale mal en plein hiver.

Vient la protection, et là aussi le détail compte. Quand la terrasse est protégée par une chape ou un dallage en béton armé, les règles minimales de dimensionnement prévoient un fractionnement tous les 4 m au maximum ou par surfaces de 10 m² au maximum, des joints de 0,02 m au minimum en bordure des reliefs, et une désolidarisation entre le revêtement et la protection. Une protection lourde solidaire du revêtement est une cause directe de décollement, de plissement et de déchirure, parce que le béton travaille et que l’étanchéité ne suit pas.

Les relevés, là où passent la plupart des sinistres

Le relevé est la remontée du revêtement d’étanchéité sur la paroi, en périphérie de la terrasse et au droit des émergences. Sa fonction est simple : empêcher l’eau qui ruisselle vers le bord de passer sous le revêtement et de pénétrer dans l’ouvrage. Sa mise en œuvre ne l’est pas.

Dans le cas des membranes bitumineuses, les relevés sont posés en adhérence totale sur un support adapté, et les hauteurs, la protection en tête et la protection générale sont fixées par les DTU de la série 43.1 à 5. Pour les membranes synthétiques, la pose libre est admise pour des hauteurs courantes, jusqu’à 20 cm, voire 40 cm selon l’Avis Technique ou le Document Technique d’Application, avec un maintien en tête par collage sur une tôle calaminée ou par fixation mécanique. Des relevés en résine bitume polyuréthane, appliqués à froid à la brosse, sont également possibles en remplacement des membranes.

Les hauteurs minimales des relevés sont toujours supérieures à 0,10 m dans le DTU 43.1, et elles dépendent de la position relative des dalles, de la nature de la protection du relevé et de l’accessibilité de la terrasse. Le DTU 43.5 ajoute une obligation propre à la réfection : les reliefs qui supportent les relevés doivent retrouver, en partie supérieure, un ouvrage étanche qui écarte les eaux de ruissellement sur les éléments placés au-dessus d’eux.

La panne la plus fréquente est connue. L’Agence Qualité Construction liste comme origines de décollement un support humide, un défaut d’imprégnation, l’aspect glacé du support, un défaut de soudure, des contraintes de cisaillement liées à une charge de terre, et surtout l’absence ou le défaut de protection en tête : engravure, becquets collés ou vissés et solins métalliques. Sur le schéma de cette fiche, la goutte d’eau en tête du relevé et la gorge du relevé sont désignées comme les deux premiers points faibles de l’ouvrage. Ce sont exactement les lignes qu’un devis de réfection doit détailler, et non fondre dans un prix unique au mètre carré.

Évacuations d’eaux pluviales : l’entretien et les travaux

Une terrasse évacue mal pour trois raisons possibles, et elles n’appellent pas les mêmes travaux.

La pente d’abord. Le DTU 43.1 prévoit, en règle générale, une pente comprise entre 0 et 5 % en parties courantes, au moins 0,5 % dans les noues, chêneaux et caniveaux, et au moins 1,5 % sur les marches et gradins. Si l’eau stagne parce que la forme de pente est insuffisante ou mal orientée, changer la membrane n’y changera rien : la forme de pente est un ouvrage de maçonnerie, et sa reprise se décide avant l’étanchéité, dans le même chantier ou dans un chantier précédent. La page consacrée au maçon à Chasseneuil-du-Poitou détaille ce que ce lot couvre.

L’entretien ensuite. Une toiture-terrasse protégée par des dalles sur plots s’encrasse : la végétation et les feuilles mortes s’accumulent, bouchent les vides entre les dalles et provoquent un débordement en empêchant l’évacuation normale de l’eau sous les dalles. L’Agence Qualité Construction recommande un entretien régulier, en particulier au droit des évacuations d’eaux pluviales et des relevés. Dans une toiture-terrasse jardin, le débordement a une autre cause : un niveau de terre qui dépasse la hauteur des relevés, parce que le tassement futur de la terre a été surestimé.

Le cadre légal, enfin. Le nettoyage et le débouchage des évacuations d’eaux pluviales figurent dans la même liste que l’étanchéité parmi les travaux pour lesquels un devis préalable est obligatoire. Concrètement, la visite annuelle qui consiste à dégager les évacuations et à reprendre un joint doit elle aussi être précédée d’un devis. Et l’étanchéité elle-même est visée par le texte avec, entre parenthèses, la réparation des joints de terrasse, l’entretien des terrasses et la recherche et réparation.

Un contrat d’entretien annuel auprès d’une entreprise spécialisée est la façon la plus simple de tenir un ouvrage dans le temps. C’est aussi le moyen d’éviter de reprendre un complexe complet : un relevé qui se décolle se rattrape, une infiltration qui a traversé l’isolant ne se rattrape pas.

La mise en eau, l’épreuve qui se décide au devis

À la fin des travaux, le DTU 43.1 prévoit divers contrôles, selon les prescriptions des Documents Particuliers du Marché. Le principal est l’épreuve d’étanchéité à l’eau : la terrasse est mise en eau jusqu’à 5 cm en dessous de la partie supérieure du point le plus bas des relevés, pendant 24 heures minimum. Un contrôle destructif du revêtement, par prélèvement d’un échantillon de 30 cm sur 30 cm pour vérification du poids, est également décrit, mais à titre exceptionnel.

Deux conséquences pour le propriétaire qui commande une réfection. La première est que cette épreuve n’est pas automatique : elle s’applique selon ce qui est prescrit au marché, ce qui veut dire qu’il faut l’écrire dans le devis si on la veut. La seconde est qu’elle immobilise la terrasse le temps de l’épreuve et suppose de pouvoir remplir puis vidanger l’ouvrage, ce qui se prépare avant, et pas le jour de la réception.

Une réserve s’impose ici, par honnêteté : le texte des DTU n’est pas consultable gratuitement. Les prescriptions rappelées sur cette page sont celles que publient les fiches de synthèse et les fiches pathologie citées en source. Le document normatif lui-même s’achète auprès de l’AFNOR ou du CSTB, et c’est lui qui fait foi en cas de litige.

Les mentions obligatoires du devis d’étanchéité

L’étanchéité figure dans la liste des activités pour lesquelles un devis préalable est obligatoire, avec une précision qui compte pour une réfection : le texte vise l’étanchéité y compris la réparation des joints de terrasse, l’entretien des terrasses et la recherche et réparation. La couverture et la toiture, y compris l’application d’hydrofuge et le démoussage, la maçonnerie et l’isolation figurent dans la même liste.

Le devis doit comporter, entre autres mentions : la date de rédaction, le nom et l’adresse de l’entreprise, le nom du client, le lieu d’exécution de l’opération, la nature exacte des réparations à effectuer, le décompte détaillé en quantité et en prix de chaque prestation et de chaque produit nécessaire, avec dénomination, prix unitaire et désignation de ce à quoi le prix s’applique, heure de main d’œuvre, mètre linéaire ou mètre carré, et la quantité prévue. Il doit aussi porter le taux horaire de main d’œuvre TTC, les modalités de décompte du temps estimé, les frais de déplacement s’il y en a, la somme globale à payer HT et TTC avec le taux de TVA, la durée de validité de l’offre, et l’indication que le devis est gratuit ou payant, avec son coût lorsqu’il est payant.

Pour une réfection, la nature exacte des réparations prend un sens très concret. Les sondages, la dépose de la protection et son évacuation, la reprise des relevés, le traitement des évacuations et l’épreuve d’étanchéité sont des prestations distinctes. Un devis qui les fond dans un prix unique au mètre carré reste conforme dans sa forme, mais il ne permet plus de comparer deux offres. Demander le détail est la meilleure façon de mettre en concurrence les entreprises les plus proches.

Une entreprise qui ne remet pas de devis s’expose à une amende administrative pouvant aller jusqu’à 3 000 € pour un entrepreneur individuel et 15 000 € pour une société. Le devis engage le professionnel dès que le client l’accepte, alors que le client n’est engagé qu’à partir du moment où il le signe, avec la mention « bon pour travaux » ou « bon pour accord ». Après un démarchage, le client dispose de 14 jours pour se rétracter, sauf travaux d’urgence. La garantie décennale, elle, doit être souscrite avant le démarrage des travaux, et l’attestation d’assurance doit être jointe aux devis et à la facture.

Source : Devis obligatoire : activités concernées, Service Public Entreprendre, fiche vérifiée le 9 septembre 2022 et consultée le 21 septembre 2026.

Source : Garantie décennale des constructeurs, Service Public, fiche vérifiée le 10 avril 2026 et consultée le 21 septembre 2026.

Les entreprises immatriculées autour de Chasseneuil-du-Poitou

Liste établie le 21 septembre 2026 à partir du registre national des entreprises : établissements actifs dont l’activité principale déclarée est 43.99A, travaux d’étanchéification. Le registre en donne onze dans un rayon de 20 km, dont deux à Chasseneuil-du-Poitou ; ce sont les huit plus proches qui figurent ci-dessous, classés par distance à vol d’oiseau depuis le centre de la commune. Source : annuaire des entreprises, données ouvertes, SIRET indiqué pour chaque ligne.

EntrepriseCommuneDistanceSIRET
EGO2RChasseneuil-du-Poitou (86360)1,1 km833 940 729 00035
RENOVATION DU PATRIMOINE (RP-DIAG)Chasseneuil-du-Poitou (86360)2,4 km851 124 529 00070
M3S TOITURESPoitiers6,3 km944 368 281 00019
ETANCHEITE POITEVINEPoitiers6,9 km809 133 259 00014
HELDER DOS SANTOS PINTO (HDSP ETANCHEITE)Cissé (86170)8,6 km991 377 615 00018
MOKHTAR CHIBOUT (E.G.P. ETANCHEITE GENERALE)Poitiers8,8 km395 213 325 00032
CHARLY PENNETAULT (3D ETANCHEITE)Bignoux (86800)9,8 km933 133 183 00014
MICHAEL GAMEIRO (ETANCHEITE GAMEIRO)Chabournay (86380)10,5 km851 529 818 00011

Ce classement par distance n’est ni une note ni une recommandation, et cette page n’entretient aucun partenariat avec ces entreprises. Pour vérifier une entreprise avant de signer, le réflexe est le même qu’ailleurs : le SIRET sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr pour l’activité déclarée et l’état de l’établissement, l’attestation de garantie décennale pour l’année en cours, et la cohérence entre le SIRET du devis, celui de l’attestation et celui de la facture.

Ce qui fait varier un devis de réfection

  • L’état du support : ce que les sondages trouvent décide de tout, entre une nouvelle membrane posée sur l’ancienne et une dépose complète
  • Le nombre de réfections déjà rapportées, qui impose ou non de retirer tout ce qui se trouve au-dessus de l’élément porteur
  • L’isolant et le pare-vapeur : humides, ils se remplacent, et la résistance thermique à retrouver est au moins égale
  • La protection en place : graviers à évacuer, dalles à déposer puis reposer, dalles sur plots à nettoyer, eaux de pluie à guider autrement
  • Les points singuliers : nombre de relevés, hauteur des relevés, émergences et traversées, reprise des couronnements d’acrotère
  • Les évacuations : reprise des entrées d’eaux pluviales, remplacement des dispositifs qui arrêtent les débris
  • L’épreuve d’étanchéité par mise en eau, si elle est demandée au marché
  • L’accès et la sécurité du chantier : évacuation des gravats, stationnement, protection collective en hauteur
  • La période : support sec et température supérieure à +2 °C, ce qui écarte une partie de l’hiver
  • La surface : un petit ouvrage absorbe moins bien les coûts fixes d’un déplacement et d’une installation de chantier

Pour aller plus loin

Source technique pour les prescriptions de réfection : fiche de synthèse du NF DTU 43.5, Batirama, consultée le 21 septembre 2026. Pour les règles de mise en œuvre du NF DTU 43.1 et l’épreuve par mise en eau : fiche de synthèse du NF DTU 43.1, Batirama. Pour les causes de désordre : fiches pathologie bâtiment C.11, toitures-terrasses, le point faible : les relevés et C.12, points faibles de la protection lourde en toitures-terrasses accessibles, Agence Qualité Construction, 6e édition, janvier 2024. Ces documents ne sont pas des sources officielles ; ils sont cités comme références techniques, sans lien de suivi.

Pour continuer

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