Mobilisation lycéenne : le préfet de la Vienne encadre Poitiers par quatre arrêtés

L'hôtel de la préfecture de la Vienne, à Poitiers
Photo : Whn64, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)

Le préfet de la Vienne, Charles Giusti, a publié quatre arrêtés qui couvrent la période du lundi 5 octobre à 6 heures au mardi 6 octobre à 23 h 59. Le premier autorise la captation d’images par drone pour la seule journée de lundi, avec deux engins mobilisés. Les textes suivants interdisent à Poitiers l’achat, la vente, la détention et le transport d’engins d’artifice, d’articles pyrotechniques, de produits explosifs et de carburants en récipient, ainsi que le port d’armes et d’équipements de protection sans motif légitime.

La préfecture justifie ces mesures par les débordements constatés près des lycées et des établissements universitaires de la Vienne. La mobilisation du 1er octobre a réuni 1 600 personnes à Poitiers, avec des jets de projectiles contre les forces de sécurité, des dégradations de biens publics et des blessés parmi les policiers, les passants et les étudiants.

Ce que cela change depuis Chasseneuil

Les interdictions valent dans Poitiers, à une dizaine de kilomètres de Chasseneuil-du-Poitou. Elles concernent donc les habitants qui travaillent, étudient ou font leurs courses dans la préfecture, et elles couvrent la journée de mardi, annoncée comme journée nationale de mobilisation par les organisations lycéennes, étudiantes et syndicales.

La préfecture craint des blocages sur les grands axes routiers de Poitiers, où se tiendra la manifestation. Sur la commune, rien ne change : la vente et le transport d’artifices ou de carburants y restent libres, et les arrêtés ne s’appliquent pas non plus au Futuroscope.